Cap sur la surchauffe immobilière

Dernière mise à jour : mai 21

Réflexion sur la surchauffe immobilière et les pratiques de communication.


Depuis un certain temps, le secteur immobilier se retrouve en mer houleuse; surenchère qui perdure et qui touche tout le Québec (pas seulement la région métropolitaine de Montréal), crise du logement, incapacité d’accéder à la propriété, investisseurs étrangers, etc. Il est intéressant de se pencher sur cette problématique d’un point de vue de la communication responsable.

D’entrée de jeu, il est pertinent de souligner l’importance des parties prenantes quand vient le temps de parler de communication responsable. En effet, lister les acteurs touchés directement ou indirectement, ne serait-ce que sommairement, aide à comprendre les différentes positions et facettes d’une problématique nécessaires pour engager un dialogue.

En tant qu’entreprise de communication responsable et parce que soulever des réflexions fait partie de notre mission, on se pose la question suivante. Devant cette situation immobilière particulière, les agents immobiliers pratiquent-ils une approche de communication responsable dans leur méthode publicitaire traditionnelle? Poser la question c’est d’y répondre, nous direz-vous. ;) Essayons tout de même de décortiquer la question.

La méthode publicitaire traditionnelle visée ici est la distribution de dépliants par la poste démontrant qu’il y a de plus en plus de surenchère et que les ventes se font rapidement. On peut en déduire que c’est donc le temps de vendre chère sa propriété. Aussi, on peut apercevoir dans le grand Montréal, des affiches de différentes tailles illustrant les agents immobiliers et le nombre impressionnant de maisons/condos qu’ils ont vendu en une année.

Revenons à nos parties prenantes qui, rappelons-le, doivent faire partie de l’équation pour une communication responsable. Dans le cas du secteur immobilier, les parties prenantes concernent notamment les locataires, les investisseurs, les premiers acheteurs, les propriétaires locateurs ou non, les agents d’immeuble. Si on commence seulement par ceux-ci, on comprend rapidement que les positions sont diverses, par exemple, un locataire peut être stressé de se faire augmenter son loyer ou pire de se faire « rénovicter » alors qu’un propriétaire locateur voudrait voir son investissement se rentabiliser. Dépendant de la position, un message peut être reçu de façon positive ou négative. De là, l’importance et la nécessité de comprendre la position de l’autre pour engager un dialogue constructif particulièrement pour les agences immobilières dans leur marketing.

Revenons donc à la question qu’on pose:

Considérant la surchauffe du marché immobilier, serait-il plus responsable de « mettre le drapeau en berne » de la part du secteur immobilier et de s’abstenir de produire des publicités traditionnelles, particulièrement celles qui mettent de l’avant l’appât du gain?

Aussi, afin de mieux comprendre les enjeux reliés à ce secteur, est-ce qu’un sondage auprès des parties prenantes afin de mieux comprendre leur position et ainsi la lecture qu’ils font des publicités actuelles pourrait être l’amorce d’un dialogue?


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